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Jordi Batet

Jordi Batet a 55 ans et est de Barcelone. Il est métallurgiste de métier, c’est-à-dire qu’il n’est pas photographe professionnel mais est passionné depuis quelques années et indépendantiste depuis beaucoup plus longtemps encore. Donner à voir avec son appareil photo les moments que nous vivons actuellement en Catalogne le remplit de tristesse et d’impuissance. La photographie de rue n’est pas ce qu’il préfère, il a un faible pour la nature  (les oiseaux surtout) mais il n’a pas pu rester les bras croisés devant ce qui se passait sous ses yeux.

Les deux photos ont été faites le 23 mars 2018, jour du retour des politiques catalans en prison, autour de dix heures et demie du matin, tout près de la délégation du Gouvernement Espagnol à Barcelone et plus précisément entre les rues de Valence et Roger de Llúria.

Étant donné les moments que nous traversons en Catalogne, ces images sont fréquentes. La non-violence est le slogan des indépendantistes et chacun s’y tient.

« Liberté pour les prisonniers politiques » avec les fourgonnettes des Mossos d’Esquadra garées en épi de façon à ne pas nous laisser passer, montre les limites imposées par les forces policières armées (quelques-unes de ces armes étant des surcroît probablement illégales en Catalogne), et le mépris porté à la liberté d’expression d’un peuple. Juste à ce moment les Mossos d’Esquadra opéraient un repli parce que les choses devenaient un peu plus tendues, mais cela ne change rien.
Mossos d’Esquadra formant un blocus pour nous empêcher de parvenir devant la délégation du Gouvernement Espagnol à Barcelone afin de protester contre l’injustice commise contre nos politiques. Là, la situation était plus calme jusqu’au moment où la concentration s’est dissoute, mais les uns et les autres échangent, comme on peut le voir, des regards de défi.